deep inside, Passion rééducation

Y’a de l’echo par ici !!!

Pfffff.. Je ressens la même chose que quand on est trop content de revoir un ami sensé être proche mais qu’on ne s’est pas vu ni donné de nouvelles depuis tellement longtemps qu’on n’a rien à se dire quand on se voit… Depuis que je suis rentrée chez moi (le 26 Octobre 2018) j’ai beaucoup pensé à ce que je voudrais écrire ici pour continuer de donner des nouvelles. Ca oui, j’y ai beaucoup pensé, mais je ne trouve jamais le moment opportun. A l’hôpital c’était plus facile, j’avais beaucoup de temps libre, l’esprit plus disponible pour formuler mes idées. Mais comme je m’y attendais un peu, malheureusement, le retour à la maison me laisse peu de temps libre, et je n’arrive pas à le proovquer pour le moment.

Donc je pense que je vais essayer de faire plusieurs articles courts, je vais essayer d’être concise à chaque fois pour aborder tout ce que j’ai en tête sans que ça me prenne trop de temps .

Donc, le retour à la maison.

Voici quand même un petit bout de ce que j’avais commencé à écrire.

Je suis sortie d’hospitalisation le vendredi 26 octobre. Je l’ai su environ 1 mois avant, donc j’ai eu le temps d’assimiler la nouvelle et de me préparer à l’énorme changement que le retour à la maison implique. Mais malgré ça, une fois ma chambre vidée pour de bon quand je me suis retrouvée dans le couloir, que j’ai refermé la porte 111 sur 7 mois intensifs et parfois douloureux j’ai fondu en larme. Au moment précis où je l’ai fermée j’ai eu le flash de mon arrivée. Les 2 instants se sont percutés dans mon esprit et j’ai été submergée d’émotions diverses et confuses : la joie de sortir, la trouille de rentrer chez moi, le ressenti de la lourdeur de la page que je m’apprêtais à tourner… Je me suis arrêtée en salle de repos dire au revoir et merci à toutes les supers nanas qui m’ont accompagnées depuis le début. J’ai essayé de leur dire entre 2 sanglots «  non mais ça va, tout va bien, je suis pas triste, je suis juste très émue, merci , merci beaucoup » puis on est sortis avec Seb.

Arrivés à la maison, un comité d’accueil surprise m’attendait : Benjamin Marion et les enfants ainsi qu’Olivier étaient arrivés dans la journée pour trinquer avec moi ce soir là. Re belote, je pleure et je me sens bête, là, dans l’encadrure de porte, avec tous ces sourires chaleureux qui ont avalé les kilomètres rien que pour moi. Zélie avait fait des guirlandes « bon retour à la maison Marion » qui égayaient la pièce, une table était pleine de douceurs à boire et à manger, des copains du voisinage nous ont rejoint plus tard dans la soirée. Bref, c’était un retour à la maison marquant.

La semaine qui a suivi était off. J’avais demandé à la garder vacante pour faire un petit break avant l’hopital de jour. On a passé 3 jours sur la côte, près de Berck, chez une amie qui nous a prêté la roulotte qu’elle a retapé au fond de son jardin. Puis la fin de la semaine tranquille à la maison à 3 avec seb et Oscar. Ca nous a fait le plus grand bien ! Je me sentais animée d’une energie et d’une force intérieure que je n’avais plus ressentie depuis très longtemps.

 

Puis j’ai repris la rééduc en hôpital de jour : 3 après-midi par semaine à l’hôpital, + une séance de balnéothérapie à l’exterieur. A ce niveau là la tansition s’est faite en douceur : j vois les mêmes thérapeutes, sauf l’ergo qui a changé. On poursuit le travail tout simplement, sauf que le rythme est moins intensif qu’avant, à la fois parce qu’on s’éloigne de la date de l’accident, et parce qu’il y a 2 jours de moins qu’avant. Les progrès se font toujours sentir, c’est très très lent et même si dans les moments de baisse de moral je suis tentée de dire que ça ne sert à rien et que je ne progresse pas, dans le fond je sais que c’est faux. Même si c’est infime il y a toujours une évolution.

Concrètement ça donne quoi ?

Ca donne que je marche sans rien , je prends juste la canne quand je vais prendre le métro ou quand je vais dans des lieux publics toute seule. C’est plus pour faire un signalement visuel que pour m’aider à la marche…je peux marcher de plus en plus longtemps, toujours pas très vite, toujours pas bien mais au moins je marche!!Et on bosse dur avec Charlotte pour corriger les défauts les uns après les autres et viser une marche correcte et moins usante.

Pour le bras c’est une autre histoire ! Même si je récupère pas trop mal de l’épaule et du coude, le poignet et les doigts ne veulent toujours rien savoir. Donc j’ai un bras qui bouge à peu près mais qui n’est pas fonctionnel du tout.

Donc le quotidien chez moi est devenu une espèce de lutte permanente pour mettre un pied devant l’autre à peu près correctement et tâcher de tout faire d’une seule main.Autant dire l’enfer ! Ca va de plier et ranger le linge à ouvrir et fermer des bocaux de nourriture, ou habiller et changer Oscar, faire la vaisselle, le ménage etc… Tant qu’on n’a pas essayé, on se rend pas compte comme c’est hyper pratique d’avoir 2 mains !!

Si vous voulez avoir un petit aperçu, la prochaine fois que vous allez au toilettes mettez une moufle sur votre bonne main. Multipliez ça par 12 ou 13h de vie quotidienne, vous verrez à peu près où j’en suis…

C’est pas rigolo tous les jours mais quand même, je savoure d’être chez moi, en famille, de nourrir des projets, de continuer de gagner quelques batailles..

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